À propos de cet épisode
Boostee balance tout sur les maisons de disques après 4 ans chez Polydor. Pourquoi il a tout quitté pour monter son label BlueSky Family, les pièges des contrats à 5K bloqués 5 ans, la fausse "vie de star" et pourquoi les majors ne signent plus que des buzz TikTok.
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#DerushHour #Podcast #boostee
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Et salut à tous, on se retrouve aujourd'hui dans l'épisode 14 de Dérush Hour, le podcast audiovisuel, artistique, création, tout ça, voyage, machin, etc. Plein de choses dans ce podcast. 14e épisode, presque 14 heures de contenu disponible sur la chaîne YouTube, sur le Spotify. Tu fais chier, toi. 14 heures que j'aurais pu passer. Mais au moins, ça me sort un peu de Netflix, mec. J'ai l'impression de travailler un peu parce que je ne bosse pas dans la vie. Tu ne fais rien, toi. Je ne fais absolument rien. Aujourd'hui, on retrouve à nouveau Boostee. J'espère que vous avez écouté l'épisode dernier, qui est très intéressant. Boostee qui est un saltimban, un menestrel, un chanteur qui a plusieurs activités aussi aujourd'hui. L'épisode dernier, on a retracé un peu ton parcours et il faut savoir que tu étais indé, tu es passé par la case maison de disques. Maintenant, par choix, tu es redevenu indé. Et du coup, j'ai envie qu'on parle un petit peu de ça. Pour tous les mecs qui sont un peu dans la musique, c'est vrai que c'est... Et même moi, tu vois, par exemple, c'est un peu obscur. Comment ça fonctionne lorsque tu travailles dans l'univers musical, dans l'industrie de la musique, en tant qu'indé? Et comment ça fonctionne quand tu travailles dans une maison de disques, un label qui est un petit peu le Graal, souvent, dans l'esprit des gens au début, se dire, le label, c'est le Graal. Est-ce que ça l'est vraiment? Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tout ça?
Déjà, c'est un milieu qui est hyper complexe et qui est très flou. À la base, même pour ceux qui bossent vraiment, qui sont dans le game 10 000 fois plus que moi, il y en a beaucoup. Même pour eux, il y a encore des trucs. C'est toujours compliqué. Il y a toujours de quoi négocier. C'est un milieu qui est très flou à la base. Donc, je vais devoir vulgariser le truc. Mais en gros, moi, j'étais en label. Et donc, par définition, quand on était en label, dans les majors, parce que label, c'est pas assez différent, mais dans une major, donc une maison de disques comme Universal, qui a dans cette maison de disques, elle a plusieurs labels. Ok, d'accord. Qui sont répertoriées par style de musique, en gros. Par exemple, ils ont quoi, Universal? Je ne connais pas Parker. Ils ont Polydor, ils ont Def Jam, ils ont une bonne dizaine, je crois.
Et en fait, Polydor, Def Jam, ils ne vont pas avoir les mêmes artistes. Exactement. C'est plus ou moins... Dans les styles différents.
Ouais. Def Jam, c'est très rap, Polydor, c'est pop. t'es du classique aussi non? bien sûr il y a du jazz t'as tout y'a pas Vagram? Vagram ouais si si carrément t'as Warner qui a notre label t'as Vagram qui est un label dans Universal et je crois que j'ai des bêtises mais en gros c'est ça mais je suis tellement je suis pas là dedans enfin je suis là dedans enfin je suis là dedans mais je suis pas là dedans non plus tu vois et en gros moi j'ai été chez Universal pendant un petit moment donc chez Polydor et c'était une expérience sincèrement et objectivement de ouf c'est à dire que j'avais la chance d'avoir signé un coup contrat qui s'appelle un contrat de licence parce que t'as deux styles de contrat en gros, t'as contrat d'artiste, ce qu'on appelle un contrat d'artiste donc en gros le label te signe et ils prennent l'entièreté on va dire ça comme ça des masters, c'est-à-dire que les masters les titres que tu fais leur appartiennent, appartiennent à Universal et du coup ils te signent dans ton quartier c'est-à-dire que tu leur appartiens artistiquement et donc du coup ils investissent sur toi la globalité, donc les clips la distribution des albums tous les frais que tu peux avoir en fait c'est eux qui payent en fait c'est des avances c'est ça? c'est une sorte d'avance encore une fois c'est encore plus compliqué que ça donc on peut vulgariser mais j'ai peur de dire des bêtises mais en gros là pour le truc dont je suis sûr c'est ça c'est que les contrats d'artistes t'as pas accès à tes masters ça appartient à Universal ça leur appartient tu peux les racheter mais c'est le veto et ils investissent sur toi donc par définition quand ça rentre c'est eux qui prennent toi en tant qu'artiste tu gardes tes droits d'auteur en tant qu'auteur de compositeurs c'était compositeur mais tous les droits voisins leur appartiennent et l'argent de la distribution etc leur appartiennent tu peux dealer 10% 5% si ça te fait plaisir de partir au front pour essayer de choper des pourcentages mais souvent le label à la main dessus et les deals qui sont
est-ce que tu peux nous parler juste avant qu'on parle des deals c'est quoi les droits en fait? il y a quel type de droits?
c'est fou parce que moi ça fait peut-être 7 ans que je suis là dedans et c'est encore flou pour moi mes journées à en parler bien que c'est plus moi qui gère ça c'est ma grande soeur Neila qui gère le label donc qui gère cette partie là et Marie qui bosse aussi chez Blue Sky Blue Sky Family
c'est ton label ouais exactement
et donc c'est très compliqué elles passent leur journée là dessus parce qu'on bosse avec une autre boîte aussi qui vient nous aider c'est leur domaine de travail c'est leur domaine de compétence mais en gros il y a les droits Sassem donc là Sassem c'est l'autre où tu déclare auteurs, interprètes, compositeurs, arrangeurs, s'il y a des arrangeurs. Il y a les droits voisins, qui sont les droits d'édition. Donc les éditions, c'est ce que vont obtenir les éditeurs. Sauf que maintenant, éditeurs, à l'époque, c'était un travail à part entière, c'est-à-dire que tu répartigais les titres, tu les enregistrais sous forme de musique, donc tu déposais les titres sous forme musicale, donc avec les notes, etc. Tu les plaçais, tu gérais la vie de la musique, c'est-à-dire que c'était ton travail de les placer dans des films, etc. Donc c'était le travail d'éditeur, tu éditais les maintenant les éditeurs c'est une part d'argent ni plus ni moins et c'est le travail aussi des éditeurs c'est toujours leur travail de placer les titres de placer par exemple demain je dis n'importe quoi t'es compositeur ou t'es chanteur je te dis moi je peins un label, je suis une mise en édition je te signe, donc je prends tes éditions et je vais te faire rencontrer des beatmakers je vais te faire rencontrer des artistes, je vais te faire rencontrer des réalisateurs qui ont besoin d'un mec pour composer si ça marche et que tu arrives à te placer je récupère toutes tes éditions et même si c'est pas moi qui te place je récupère toutes tes éditions c'est à dire que même si toi demain tu trouves un deal tu fais quelque chose c'est moi qui prends tes éditions donc c'est un peu moi c'est le truc que je dis souvent aux artistes attention n'allez pas signer des éditions quand vous commencez parce que c'est le truc facile c'est les labels qui ont de l'argent qui ont leur label d'édition ils vont devoir traîner un peu vite fait là sur TikTok ou sur Insta ils vont te dire tiens ça te dit toi 5k là on t'ine pour 5 ans t'imagines mec 5000 euros pas mal sauf que ils s'amusent juste à verrouiller les artistes au cas où ça pète sauf que toi t'es bloqué pendant 5 ans parce qu'ils ont rien à foutre la fin pour te re-signer derrière,
mais il ne va rien se passer. Ça, c'est quand tu as un contrat d'artiste? D'édition. D'édition. Désolé, je vais
vite parce que moi... Non, non, mais c'est bien. Et en gros, dans les contrats purés durant la belle, tu as le contrat d'artiste, ce que je t'expliquais, où en gros, ils te verrouillent en tant qu'artiste, donc ils ont tes masters. Et ça leur revient à eux, donc l'argent retombe pour eux. Et tu as les contrats de licence, où tu viens en tant que producteur, c'est-à-dire que c'est toi qui gardes les masters, et eux se placent en distributeurs. C'est-à-dire que eux, leur donc sur Spotify, sur Deezer, dans les magasins mais ils gagnent moins d'argent, donc il faut vraiment qu'il soit un artiste intéressant pour qu'il se positionne dans ce contrat là parce que ça implique aussi que toi en tant que producteur c'est à toi de sortir de l'argent si tu veux gagner des thémasters c'est à toi de payer les sites en studio c'est à toi de payer les clips
en fait t'arrives juste sur la on va dire les actions de fin tu vois en déroulant un peu une force de frappe qui fait qu'ils vont te placer pour être diffusés mais toute la créa avant
en fait c'est pas eux qui investissent dessus
c'est toi après tu peux faire des partenariats avec eux
ils peuvent devenir coproducteurs sur un clip c'est des deals qui existent mais en tout cas en tant que licence tu viens en tant que producteur t'assumes d'être producteur et t'assumes de dire j'ai les épaules pour fournir les masters, j'ai les épaules pour fournir un clip j'ai les épaules pour fournir tout le rétroplanning l'organisation de l'album etc et c'est facile à dire mais c'est très compliqué à gérer ces choses là
pour ça il faut de l'expérience et il faut de l'argent aussi
il faut de l'argent ouais
et l'argent
moi j'ai été toute ma vie j'ai été coproducteur c'est à dire que même Blue Sky et Mad j'étais en coproduction j'avais des coproducteurs j'avais des associés sur tes deux derniers mes deux premiers tes deux premiers albums excuse moi j'étais coproducteur donc avec avec des associés et on allait signer chez Polydor en distribution en contrat de licence qui est un très beau contrat et donc j'ai passé trois ans quatre ans chez Polydor des années sincèrement objectivement merveilleuses dans le sens où je te le dis sincèrement je pense pas qu'on va écouter, je pense qu'ils vont s'amuser à écouter le podcast donc je te le dis vraiment j'ai passé, enfin ça m'a permis d'apprendre énormément avec eux moi je me suis placé aussi en tant que producteur aussi, à la même chose que mes associés de l'époque donc du coup j'avais vraiment j'étais dedans, j'avais la notion des enveloppes marketing j'avais la notion des enveloppes pour les clips j'avais la notion des enveloppes pour le studio les cachets des artistes moi je me battais aussi pour mes cachets enfin il y avait un truc très cool ça tous les artistes ne voient peut-être pas tout le temps ça? De plus en plus maintenant, beaucoup d'artistes veulent y aller en indépendant et je leur dis c'est trop cool, c'est très bien mais c'est tellement, moi j'ai une chance encore une fois c'est que j'ai ma soeur qui a lâché son travail elle travaillait à Cannes elle a tout lâché pour venir bosser avec moi donc j'ai un truc qui est extrêmement solide, qui est ma grande soeur où du coup je me repose énormément sur elle mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir une personne qui se donne corps et âme dans ton projet, avec qui t'as aussi le sens de la confiance tu vois
Après ça c'est un gros truc aussi, c'est que souvent il faut savoir bien s'entourer. On le voit dans plein d'artistes aussi, il y a des fois où les mecs se font un peu en arnaquer, en tuer par des gars,
parce qu'en fait, il y a aussi plein de vautours qui te tournent autour. J'ai cette chance-là encore où Marie, qui travaille aussi à Blue Skake et avec nous, pareil, qui a lâché son travail pour venir, parce qu'il y a un sens de la loyauté, je bosse avec elle depuis très longtemps, donc il y a un truc où on est à fond, elles se sont spécialisées là-dedans, et du coup, maintenant, on est extrêmement structurés, mais ça demande énormément de travail, et ça demande particulière et donc moi en plus du passé que j'ai eu qui m'aide beaucoup ça nous a permis de monter une vraie structure d'avoir un vrai label et de prétendre à se défendre vraiment en tant que label on est encore des juniors on est encore en train de se faire les dents régulièrement en disant merde on aurait dû faire ça mais il y a plein de fois on se dit heureusement qu'on a fait ça heureusement qu'on a fait ça parce qu'on est structuré on arrive à aller voir où est-ce qu'il faut aller choper l'argent où est-ce qu'il ne faut pas aller des gens avec qui on doit travailler, des gens avec qui on ne doit pas travailler moi j'ai ma vision j'ai mon passé, j'ai mes contacts. Néla a ses compétences, Marie a ses compétences, et tous les trois, on arrive à vraiment créer quelque chose et être très structuré. Donc, c'est pour ça, ce que tu disais tout à l'heure en off, c'est dire que tu as un label, c'est bien. Avoir un label et le gérer de A à Z avec des rentrées d'argent, des sorties d'argent, une organisation, c'est vraiment pas la même chose. C'est très compliqué et c'est un travail de tous les jours. Et c'est une vraie charge émotionnelle, psychique, qui est concrète. C'est quand tu prétends vraiment Isabelle, que tu as des bureaux, que tu as des gens qui travaillent, etc. Je ne sais pas comment on le ressent avec les autres, mais en tout cas, je parle pour moi. C'est tous les jours, parce que tu travailles avec des êtres humains. Tu dois faire des points, tu dois être sûr que tout va bien, tu dois être sûr que... C'est une vraie entreprise, en fait. Ouais, c'est ça. On est une mini, mais voilà, ça reste des êtres humains qui donnent du temps et on bosse aussi avec d'autres personnes à l'extérieur qui donnent aussi beaucoup de temps. Toi, t'en fais partie aussi. Il y a, on a facile, 7-8 personnes où les filles sont au téléphone avec ces personnes-là toute la semaine, tout le temps, donc une team, ça devient une team, et de tout coup, tu construis quelque chose, donc tu te mets les choses sur les épaules, et tu peux plus lâcher, donc il faut y aller, il faut tracer, et pour moi, c'est une vraie victoire, c'est des victoires différentes, elles ont un goût différent, parce que, je sais pas si je te l'avais dit, mais quand j'étais en label, j'ai fait trois ans à fond, où j'étais à fond, à fond, à fond, je m'en foutais un peu, je regardais pas trop sur le côté, on m'appelait, on me disait, tu peux pas sortir la radio, ah bah cool, ok, combien de rotations par jour, truc, ok d'accord, c'est cool, en fait, j'étais pas bien, du truc un peu ou pas? Moi j'ai grave perdu le goût du truc. Tu sais pourquoi? L'excès. L'excès parce que moi déjà, moi c'était très bizarre. C'était très bizarre parce que ça arrivait très vite, très fort. Moi c'est vraiment arrivé en mode paillettes. En mode il y avait un truc trop bizarre. Et pourtant j'avais pas du tout la vie de star parce que j'étais pas une star. Et j'en suis toujours pas une, je vais jamais en être une. Sauf que même quand tout allait être hyper vite, j'étais pas une star, je me prenais pas pour une star, mais j'étais triste de ce que je vivais parce que pour moi c'était trop et d'un côté j'en suis hyper reconnaissant parce que je sais maintenant ce que je veux et ce que je veux pas tu vois et du coup ça m'a permis de me dire ok ça plus jamais ça c'était trop cool faudrait que je le refasse ça c'était magnifique faudrait essayer qu'on rechope ce truc là et donc du coup ça m'a permis de trier et que quand je suis venu vraiment en Indé j'ai pu faire un brief au fil de la la structure que je voulais la ligne directrice que je voulais comment je l'imaginais et ça ne veut pas dire que ce n'est pas une erreur ça ne veut pas dire que je n je sais où je veux aller. C'est peut-être pas le bon chemin, mais moi, je sais où je vais. Grâce à ce que j'ai fait avant. Et pour moi, on a chacun notre rythme. Moi, je sais que je ne suis pas quelqu'un... J'ai besoin d'équilibre dans ma vie. Et souvent, la musique et les métiers de passion comme toi, tu as aussi. L'équilibre, il est très compliqué à trouver. Très, très dur. Parce qu'il y a ce truc, déjà, de course à l'argent, parce que c'est ce qui te permet de vivre. Et quand tu vis ta passion, c'est un travail où tu me disais ça, 5 minutes top chrono. On ne sait jamais de quoi demain sera fait un mois. Parce que c'est ça aussi notre vie. C'est de tout le temps courir, aller chercher l'argent, aller chercher le travail, aller chercher des projets, créer. Tu t'endors avec ton truc, tu travailles avec tes pensées, avec tes projets. Et moi, j'ai décidé de trouver un vrai équilibre. Et forcément, j'ai dit au revoir à certaines choses, mais j'ai dit bonjour à d'autres choses qui, moi, m'ont apaisé, tu vois, qui ont permis de me calmer, qui ont permis de... Et ça, pour rien au monde, je changerais. Alors, je suis toujours à la recherche de succès, je suis toujours à la recherche de réussite, je suis toujours à la recherche d'épanouissement, de partager ma musique, c'est ma priorité même. Mais plus dans la même vibe qu'avant. Plus dans ce truc que j'avais avant. Ou avant, je me comparais énormément. C'était presque une course, mais involontaire. Parce que j'étais dans ce truc-là. Putain, lui, il a fait deux plateaux trucs, il a fait deux émissions comme ça. Je les ai pas eues, il faut que j'appelle mon attaché de presse pour savoir est-ce que je peux avoir ces émissions-là, parce qu'il les a eues. En vrai, ce genre de paille malsain.
Ouais, mais ça aussi, je pense que c'est le cas d'énormément de monde aujourd'hui, Surtout avec les réseaux sociaux, tu vois, où tu as vite fait de... Alors, je vois exactement ce que tu veux dire. Et moi, je pense que je l'ai ressenti aussi au bout d'un moment ou indirectement, tu vois. Mais c'est vrai qu'en fait, tu es en train de checker... Toi, c'était par exemple le mec qui fait les plateaux, mais tu check un peu Insta. Tu vois, tiens, il est là-bas le mec. Tiens, il est dans tel pays. Putain, il a tel préstar. Putain, il a tel client. Il a tel truc. Je pense que c'est bien de regarder ce qui se fait. C'est bien de regarder un peu autour. Il faut faire gaffe des fois. Il faut se mettre des œillères aussi. prendre de la distance parce que finalement en fait quand tu te compares trop toute la journée tu regardes et tu te compares et en fait c'est malsain parce que t'es en train de te descendre toi même alors qu'en fait non y'a personne qui a le même parcours
y'a personne qui a le même truc
surtout qu'en plus tout ce qu'on nous montre c'est fake et à mort surtout que tu fais un copier-coller
moi je me rappelle très bien quand j'enchaînais les lives j'étais à un moment donné mais si eux ils arrivent à tenir et qu'ils ont l'air bien pourquoi moi j'y arrive pas et en fait il faut juste à un moment donné te dire que t'es pas ces gens là que t'as pas le même passé que t'as pas la même vie que eux et que parfois il faut savoir s'écouter et se faire confiance et moi j'ai décidé de m'écouter et de me faire confiance en me disant mec rappelle toi précisément de là l'état dans lequel t'es mentalement ça ne va pas et même si tout se passe bien de l'autre côté c'est à dire qu'effectivement j'ai eu beaucoup d'argent qui est rentré tôt donc à 20 ans en plus c'est l'âge où tu te construis où tu te cherches où tu cherches à savoir qui t'es les personnes que t'idolâtres du coup tu veux être comme eux enfin il y a un truc où t'es et on a qu'une vie donc forcément tu prends tout très vite tout arrêté putain ça va vite quand même et donc moi j'étais dans un truc où je me forçais et en fait j'ai décidé juste de faire un point en disant mec assume que c'est peut-être pas fait pour toi pour le moment et donc fais une pause calme toi sors des réseaux sors de tout ce bordel parce que moi j'étais sûr d'une chose c'était que j'aimais la musique profondément et que s'il y avait une chose que je remettrais jamais en question c'est ça c'est la création c'est créer c'est partager c'est proposer quelque chose ça je sais que ça me quittera jamais par contre les jeux que j'aime moins c'est l'ultra c'est l'excès c'est c'est pas parce qu'il y en a qui le gèrent très bien que moi ça te correspond moins voilà et donc j'ai décidé de me calmer d'aller à mon rythme tu vois même le truc c'est con mais de me couper les cheveux de me raser le crâne tu vois il y avait ce truc où pendant deux ans ça fait trois ans que je voulais me raser le crâne déjà tu vois et on me disait tout le temps t'es sûr mec on est en train d'installer un truc vraiment cool, il y a le chignon, mais déjà de un, je m'en fous, de deux, me faire reconnaître, c'est un vrai bonheur, parce qu'il y a une reconnaissance qui est telle que c'est cool, mais c'est pas ce à quoi j'aspire, sauf que c'est plus compliqué que ça, parce qu'on va te dire que il y a l'identification, il faut qu'on te reconnaisse, c'est pas pour te faire plaisir, mais c'est pas pour ta boulangère, c'est parce que ça vend plus, parce qu'on met un visage sur tes musiques, c'est important mec, parce que là ça va vendre plus, et c'est une réalité. Sauf que, à un moment donné, c' apaisement à toi, à ce que tu veux vraiment. Soit tu cours après un truc qui est amaisant, en tout cas pour moi, dans ma propre vie à moi, un peu vide de sens, et que je suis pas à plaindre, tout va bien, et que je peux me permettre de me raser le crâne. Je peux le faire, je peux me raser le crâne, y'a pas de soucis.
C'est vrai qu'il y avait beaucoup de trucs avec tes cheveux longs, y'avait le chignon... Ouais, mais tu crées une histoire, tu crées un storytelling.
Il faut pas que ça t'empêche non plus de changer. Et puis, je ferme une porte, mais y'en a une autre qui s'ouvre. De pas voir tout comme un... Et donc moi, j'ai décidé de m'écouter jusqu'au point de monter mon propre label et de venir en indépendant pour avoir ma propre vision, aller à mon propre rythme, avec d'autres réalités d'autres difficultés du coup, parce que les difficultés que j'avais quand j'étais en maison de disque, les problématiques que j'avais le fait que parfois j'ai l'impression de ne pas être entendu, ou parfois l'impression que ça allait trop vite, ou parfois l'impression que j'allais sur des émissions, des lives ou des trucs qui ne me correspondaient pas c'était ma réalité du moment, c'était mes problèmes du moment mais je les ai transformés avec d'autres problèmes et d'autres réalités en indés, mais qui me correspondent mieux et qui me vont mieux en fait il n'y a pas tellement de
l'indé c'est mieux, le label c'est mieux
enfin les majeurs c'est mieux tout le monde marche différemment je ne sais rien, je ne dois jamais parler mais Eddy Mitchell ça fait 40 ans qu'il est en label s'il est resté Eddy Mitchell en label c'est parce que pour lui tout va bien, qu'il s'y retrouve dans ses contrats qu'il s'y retrouve dans l'organisation, que ça lui va très bien
peut-être que tu n'as pas envie tu es content, tu délèges beaucoup de trucs après toi t'as envie d'entreprendre des choses aussi donc au bout d'un moment peut-être que c'est aussi naturellement une voie vers laquelle tu vas
j'avais envie de bosser avec ma soeur j'avais envie de monter ma propre structure il fallait que je m'écoute et pendant longtemps je me disais mec t'es pas encore assez haut t'es pas encore assez haut et en fait on s'en fout, si j'ai la vision du truc et que je me fais confiance, j'y vais j'ai les épaules, je sais que je peux le gérer je sais que je peux le faire, je sais que je peux y arriver donc c'était un nouveau défi quand elle est à l'heure du coup on fait face à d'autres réalités, l'argent parce que monter une boîte, c'est un investissement. Surtout quand on monte une boîte et que tu accueilles dedans Boostee, qui est un artiste qui a déjà fait des choses avant, où c'était des clips avec des gros budgets, où c'était des albums avec des gros budgets, où c'est beaucoup de vues, où il y a quand même une petite stabilité, il y a un petit truc qui s'est passé, il y a un passé. Mon label qui va accueillir Boostee, il faut que derrière, il ait un petit peu de quoi financer aussi, de continuer à créer le truc. Donc on a fait face à des réalités qu'on a réussi à gérer, qu'on a réussi à mettre en place. de plein de manières différentes qui nous ont permis de continuer à créer mais du coup on fait face à d'autres problématiques que moi j'adore mais parfois qui sont effrayantes parce que jusqu'à preuve du contraire Boostee et Mehdi c'est la même personne donc du coup on est en mode des fois oui on s'est fait des frayeurs mais des fois on a eu des moments de bonheur aussi donc moi je regrette pas du tout d'être passé en Indé mais c'est ni par frustration, ni par colère ni c'est par vision, c'est par envie c'est par c'est par envie et par vision, en mode je sais que je serai mieux et que ça me correspondra mieux que je pourrais aller à mon propre rythme. Parce que moi, je suis convaincu d'une chose, c'est que le bonheur, il se trouve dans l'équilibre et que trop de taf, c'est ultra mauvais. Pas assez de taf, c'est ultra mauvais aussi, pour plein d'autres raisons. Et donc, il faut que je trouve mon équilibre et il faut que personne ne me donne l'heure. J'ai fait assez dans la musique pour savoir ce à quoi j'étais prêt, ce que je devais faire, où je devais aller. Et donc maintenant, c'est à moi de me donner l'heure et aussi d'apprendre de mes erreurs, ne pas être non plus trop born t'es capable de prendre du recul en disant « Ok, j'ai fait de la merde, il faut que je rectifie ça ». Mais c'est un travail de tous les jours, de toutes les secondes et de tout le temps, tu vois.
Parce que je me souviens, quand t'étais en label, t'essayais de proposer des trucs, tu vois, parce que t'étais quand même vachement dans la force de proposition, et ça, je pense que ça dépend vraiment des profils de chacun, etc., mais t'avais envie de faire des choses, de caler une petite vidéo en plus, etc., et je me souviens vite fait que c'est compliqué, parce que forcément, t'es pas tout seul à décider, et du coup, il y a des contraintes budgétaires, etc., de plein de choses qui font Ton idée, elle est cool, mais non, tu vois.
En fait, ouais.
Il y a 15... Souvent, quand t'es en label,
moi, je sais que la team Apolidor, quand on faisait les rendez-vous, on est une dizaine. On est une dizaine, ouais, 10-13. Et du coup, tu vas en avoir 5 qui vont te dire « Mec, fonce, ça tue de ouf, il faut qu'on fasse ça. » Tu vas en avoir 5, genre « Ok, mais mec, t'as l'album qui arrive, t'as ce single-là, je suis pas sûr que ce truc-là, ce soit une bonne idée, il faudrait qu'on fasse ça. » Ok, bon, on se refait un rendez-vous, à tête reposée, dans deux semaines, on s'en reparle on s'en reparle les 5 personnes sont toujours d'accord les 5 autres sont toujours pas d'accord donc du coup t'es en mode on va faire comment un rendez-vous pour prendre une décision s'il vous plaît et donc du coup t'as ce truc de allons-y faisons-le ou faisons-le pas mais prenons une décision et en fait moi c'est ce qui ce qui me peinait un peu mais on peut pas reprocher parce que du coup les gens qui sont là ils sont légitimes ça fonctionne comme ça ouais ça fonctionne comme ça et c'est soit t'acceptes soit tu te casses en réalité tu vois moi je suis parti et du coup on fait face à d'autres réalités tu vois c'est mieux parce que t'as une capacité à faire des choses qui est plus vaste, qui est plus large mais avec moins de budget donc du coup tu as trouvé d'autres tricks pour les réaliser et en fait au bout du compte tu te retrouves avec les mêmes questionnements aussi donc c'est très facile de dire quand tu sors du bureau ah putain c'est toujours là vas-y tout sauf que quand tu te rends compte que t'as la même problématique quand t'es en indé mais je préfère parce que du coup c'est mon problème
oui au moins c'est ton problème c'est mon truc il y a peut-être aussi une inertie quand vous êtes 15 à décider d'un truc tu vois c'est pas forcément évident mais je comprends aussi ce côté et je pense que c'est le cas de tous les mecs qui sont en Indé en freelance tu vois ou qui ont leur boîte qui sont solo dedans etc c'est arriver à avoir ce tu parlais d'équilibre tout à l'heure c'est vrai que c'est d'avoir assez de taff mais en même temps pas trop non plus c'est archi chaud en même temps d'être motivé non-stop d'arriver à être dans la créa aussi non-stop Et toi, tu te retrouves après à devoir faire aussi plein de postes différents. Donc, heureusement, il y a ta sœur, il y a Marie. Comme tu le disais, tu t'es entouré. Mais c'est vrai qu'au bout d'un moment, quand on est vraiment solo, t'as toutes les cartes en main. Enfin, entre guillemets, tu vois. Après, c'est compliqué de tout gérer solo.
Mais c'est pas donné à tout le monde. Et fort heureusement que c'est pas donné à tout le monde. Et moi, je le vois, t'as des potes qui disent mais moi, je monterais jamais mon entreprise. Je suis trop bien. Là, je suis dans une entreprise, je gagne temps, j'ai jamais trop de fonctions. Moi, je fais ma guitare dans mon garage parce que c'est vraiment une mentalité c'est que moi par exemple je serais incapable mais incapable d'aller dans l'entreprise d'écouter un chef me donner des ordres, je sais que c'est pas possible, c'est pas en moi du lundi au vendredi, de 9h à 18h mais non, demander mes congés
tu prends tes congés à quel moment ça j'ai jamais vraiment vécu ce truc là je comprends le confort de certaines personnes qu'on a rien à foutre, ça va très bien le confort c'est que finalement c'est pas toi qui même si t'es en train de travailler, c'est pas toi qui va chercher le boulot Quand t'es salarié, c'est pas toi qui paye ton crayon, c'est pas toi qui paye l'électricité au-dessus.
Et puis tu fermes la porte, c'est fini, c'est plus ton dos.
Tu fais ton truc, les règles sont établies d'avance. Travailler tant d'heures pour tant de thunes. Et voilà. Et après, effectivement, tu rentres chez toi. Alors, c'est pas le cas de tous les métiers, mais tu rentres chez toi. Quand t'es salarié, la plupart du temps, bah voilà, tu rentres le vendredi, tu penses pas pendant le samedi et dimanche qu'est-ce qui va se passer.
C'est vrai pour tout le monde, mais la plupart du temps, quand t'es en... La plupart
tu fermes ta porte, c'est fini. Tu laisses un peu le taf au taf. Nous, le truc, c'est qu'en fait, t'es non-stop en train de... Même le week-end, le soir, le matin, t'es non-stop dans le boulot.
Mais moi, tu sais que je me posais la question à un moment? Parce que j'ai fait un vrai travail sur moi, du coup, après MAD, avant et après. Moi, j'ai un problème avec les réseaux. Enfin, un problème. Mais t'as fait une grosse pause à un moment. J'ai fait un an et demi, voire deux ans. Et d'ailleurs, je remercie le ciel tous les jours. Et d'ailleurs, même plus concrètement, je remercie les gens qui me suivent d'être resté de m'avoir fait confiance est-ce que ça t'a ça a été un petit peu moi j'ai je sais comment je suis et en fait c'est pour ça que je te disais parfois faut s'avouer pas s'avouer vaincu mais faut savoir où où sont nos limites ouais moi je suis pas prêt à faire certaines choses je suis pas je serais mal à l'aise à être ultra présent sur les réseaux je suis pas quelqu'un qui se montre à la base beaucoup avec mes amis je suis extravagant etc y'a pas de soucis mais j'ai vite compris quand j'ai commencé à faire le album quand j'étais très présent, j'ai vite compris que j'étais très mal à l'aise en fait et que je suis pas bien avec ça et que moi ce que j'aime faire c'est de la musique et que moi mon plus grand bonheur c'était quand je faisais Popcorn, quand je faisais Let Me Love quand je faisais tout l'album, même Mad, sereinement, non non non etc, que les gens connaissaient mes sons ils savaient même pas que c'était moi pour moi ça c'était c'est merveilleux parce qu'il y a un truc de c'est exactement ça, c'est là dedans moi que je veux être c'est faire de la musique, proposer de force de proposition et les gens écoutent mon son ils m'aiment pour ce que je fais, pas pour ce que je suis ou pour ce que je dis en story Instagram. Donc t'aurais aimé
être un peu les Daft Punk dans l'idée? Tu sais ce côté un petit peu genre on connait ton art
mais on te connait pas toi
personnellement? Il y a trois ans
peut-être pas là maintenant à l'heure actuelle même depuis deux ans trois ans à 100% à 100% j'en ai je recherche pas du tout l'approbation de qui que ce soit c'est-à-dire que je suis pas à la recherche je suis pas à la recherche d'amour je suis pas à la recherche de compliments ou de compétition ou de toujours faire plus tu vois donc Et tu vois, c'est pour ça que quand je me suis barré, je savais très bien que ça allait être plus compliqué de revenir. Parce que je pars à un moment où, en fait, c'était une accumulation de prises et décisions. En gros, tout se passe bien, nanana, mad, etc. Ça tourne même mieux que prévu, donc c'est trop cool, l'album prend bien, etc. Et je sentais qu'après, ça allait se morcir un peu. Parce que déjà, dans Mad, j'étais en mode, je ne suis plus dans les mêmes bails que Blue Sky, je ne suis plus dans les mêmes envies artistiques. C'est dur, ça. J'ai plus envie de faire des émissions, j'ai plus envie de faire des plateaux radio. Et je sais très bien que ça, ça va m'amputer. Je le sais très bien. Ça va être plus compliqué. Parce que déjà, je ne suis pas un artiste implanté à 100%. On me connaît, on connaît ma musique, etc. Il n'y a pas de souci. Mais je ne suis pas... Oui, tu n'es pas à un niveau de fame. Exactement, je ne suis pas à l'évidence. Donc du coup, c'est en mode... Mais dis, fais gaffe. Parce que ça peut être mal vu. De faire genre... Tu sais, c'est loser. Moi, je me casse. Alors que ce n'est pas du tout ça. C'était plutôt me protéger. Je ne me sentais pas allé. Je sentais que ce n'était pas la direction dans laquelle venu du coup avec tout ce qu'il fallait mon label, j'ai réussi à faire mon album Je n'ai triste etc. en sachant pertinemment où j'allais avec cet album là et
c'est ça, c'est que déjà le label l'album n'avait pas du tout la même teinte que celui qui avait tourné en radio exactement, forcément on te connait enfin ta fanbase se connait pour cet album t'aimes pour ce genre de son et toi t'arrives avec une proposition différente des fois c'est quand même vachement plus dur que de ressortir à la même sauce comme certains où tu vois t'écoutes leurs morceaux leur nouvel album tu dis ok d'accord c'est un petit peu comme l'ancien quoi
exactement
et là moi j'ai pris
je vais aller un peu dans les influences différentes mais surtout j'étais en mode j'étais tellement apaisé j'ai tellement fait un travail sur moi en tant que Mehdi pour c'était trois années difficiles pour moi de rêve mais difficiles ça m'a pris du temps à me remettre zéro van tu vois genre moi je l'ai mal vécu en même temps je l'ai bien vécu et donc du coup j'étais tellement apaisé mais je me suis dit merde sois pas trop apaisé non plus parce que quand même la base d'un artiste c'est d'être un peu écorché vif pour parler quand même des douleurs et des peines que les gens ressentent mais qu'ils n'arrivent pas à exprimer donc tu ne te mets pas trop bien non plus c'est à partir de là que tu as pris de la coke? oui exactement exactement non mais tu vois ce que je veux dire donc j'ai eu peur un moment en fait voilà c'est tout le temps dans la tête d'un dans ma tête à moi en tout cas c'est une vanne oui mais bien sûr il n'y a pas de préciser
le second degré ça peut être tout un épisode
c'est vrai c'est vrai mais en gros pour la faire courte c'est des enseignements de décisions qu'il faut assumer que tu sois un artiste que tu veux te mettre en indé que tu veux faire du son qui te correspond un peu moins ou un peu plus d'être une star d'être quelqu'un qui est reconnu etc moi je savais où me placer je l'ai compris tard mais j'ai su et du coup il faut être prêt à certaines concessions il faut être prêt à certains retournements de veste à sentir un peu plus seul mais moi je suis tellement bien et je sais que je suis bien avec ça dans le sens où les gens qui me suivent ils connaissent mon actus ils savent que je fais des choses etc. Et les gens qui me sont faits genre « Boustil a disparu et tout », je le prends même pas mal. C'est alors que je suis même pas vexé une seule seconde parce que c'est ce que je veux et ça me fait même du bien. Après, il y a plein d'artistes,
des « gros artistes » entre guillemets, si tu ne vas pas un peu chercher leur actu,
tu as l'impression
qu'ils ont disparu.
Il y a plein de fois où j'oublie ce que j'ai fait, j'oublie ce que j'ai réussi à accomplir dans la musique et je peux être en mode en train de prendre un verre et à dire à un poté à moi « Attends, le mec, ça fait une ce que tu fais, je suis fan, etc. Je dis putain, mais oui, n'importe quoi moi. Je suis tellement plus là-dedans que j'oublie même que certaines personnes peuvent me reconnaître et qu'il y en a qui ont grandi maintenant sur ma musique parce que ça fait 6 ans, 7 ans. Il y en a qui me disent voilà, j'ai grandi sur tes sons, tes albums, je les ai adorés. Je dis putain, mais j'ai oublié tellement je suis plus là-dedans, je suis plein de la recherche de ce truc-là du tout. Et puis en plus,
tu vois, t'étais pas... Forcément, t'étais pas un Johnny Hallyday, mais tu vois, t'avais ton petit niveau de fame et tout. Et c'est vrai qu'il y a ce truc quand même où tu te faisais t'as vu des passages télé et tout ça a créé quelque chose et les gens n'oublient pas
je t'avance un peu tu veux que je me rapproche de toi? non je peux m'approcher de toi dessus vas-y approche-toi un peu t'es chiant mais oui carrément et moi ça fait un moment depuis la fin de Blue Sky que je suis plus là-dedans donc c'est pour ça que MAD a pris beaucoup de temps à venir parce que j'étais j'imagine à 22 ans c'est pas comme ça se compte sur les doigts d'une main mais j'ai eu une chance inouïe d'avoir réussi à faire ce que j'ai fait à 22 ans et ce que tu le dis c'
mec on est toujours en train de faire des trucs tard le soir c'est clair je baille parce que je on s'en fout Joris
vas-y en vrai curieux d'avoir la raison pour laquelle tu bailles je baille parce que ce que je te dis c'est de la merde
je suis touché tard mec on a fait une partie de Warzone avec les
d'accord je me dis c'est de la merde
je travaille pas trop j'ai le temps de faire des podcasts
mais oui en gros j'ai pris du temps à faire mes albums parce que je vois j'étais dans des questions de ouf
combien ça te prend de temps? ça te prenait quoi? deux ans?
plus qu'à imad deux ans mad je n'ai triste deux ans
parce qu'en fait il y a à chaque fois des sortes de calendriers il y a d'abord un comment on dit? un single? il y a d'abord un single souvent après ça embraye sur un EP un truc comme ça et après l'album la façon de travailler n'est plus la même
il y a plein de manières différentes souvent tu sors un single, t'annonces l'album tu sors un deuxième single tu sors l'album en gros de grand classic shit tu vois un peu ça temps là quand ils sont beaucoup plus connus c'est l'album direct temps là ils font un album surprise pour un concert t'as plein de manières différentes mais moi je sais que je prenais beaucoup de temps et ça aussi peut-être que ça m'a ça mais après je regrette tellement pas parce que c'est ce que j'avais besoin je sais que j'aurais pas pu le faire autrement tu vois mais et c'est juste assumer comment t'es assumer que parfois tu gères pas les émotions pareilles que les autres tu gères pas les émotions qu'on soit toutes, tous les mêmes émotions, on ne les gère pas pareilles. Et moi, j'ai décidé d'assumer ma manière de gérer mes émotions. Il me faut du temps, il faut que ça prenne, il faut que... Et des fois, ça va trop vite, et puis des fois, ça va trop lentement, donc je trace, tu vois. Et ouais, j'ai pris deux ans par album, et là, je suis à mon troisième, et là, je prépare la quatrième. Donc, en vrai, Mintonin, ça va, je suis content. J'ai quand même du truc.
Ça a été quand même prolifique. Mais après, c'est... Encore une fois, on ne doute pas forcément du travail qu'il y a derrière. C'est vrai qu'il y a avec un beatmaker de bosser ses textes d'enregistrer les sessions studio on revient machin on mix on masterise tout ce qui est clip il y a les recherches de sub il y a plein de choses qui font qu'au final en fait t'es non-stop occupé qui est un peu la face cachée de l'iceberg par rapport à ce que tu peux montrer sur les réseaux mais c'est du H24
et puis à ça tu rajoutes tu rajoutes les petits trucs en mode tu veux monter une marque de vêtements tu veux créer un podcast etc t'as toujours moi tu vois je travaille avec des artistes donc on reçoit des artistes à Blue Sky je m'occupe de ma petite soeur Solo qui a un projet qui est merveilleux, elle fait de la faute quand on a préparé son EP j'adore son projet et ça commence à être intéressant en plus il y a des gens qui s'y intéressent on commence à avoir des vrais titres, ça commence à être vraiment cool donc ça prend du temps, moi je suis le manager je manage le projet, je ne manage pas Solo mais je manage le projet je suis à fond avec elle donc ça prend beaucoup de temps aussi c'est du tout le temps, c'est du H24
au final, finalement t'es pas uniquement sur le projet Boostee parce que comme tu le dis il y a un peu la ligne de vêtements, j'ai envie de dire. Oui, mais ça, c'est tranquille. Ouais, mais c'est du merch, en fait. C'est pour amener des produits en plus et tout ce qui est cool. Là aussi, effectivement, t'as les podcasts. Blue Sky Radio. Blue Sky Radio. Donc là,
tu peux nous en parler vite fait. Bah grave. L'idée, c'était de créer un podcast pour mettre en avant des artistes en développement qui commencent. Comment on a fini? Ça crée tout le monde. Et c'est mettre en avant des artistes en développement qui commencent à créer quelque chose d'intéressant et les interviewer pour leur demander comment ils vivent le truc, ce qu'ils ont à proposer. Derrière, il y a un live. C'est une émission où on parle musique à fond. On a parfois des intervenants qui sont hors musique, c'est-à-dire qu'on peut avoir des vidéastes, on peut avoir des ingénieurs son, on peut avoir des ingénieurs de lumière, on peut avoir des managers. En gros, c'est une émission où on parle musique et de tout ce qu'il y a aussi sur le côté. La dernière émission, c'était Routine, qu'on connaît très bien. C'était très cool, d'ailleurs. Oui, elle était cool, cette émission. J'ai beaucoup aimé cette émission. Et donc voilà, ça fait partie aussi du temps de travail, c'est de la préparation. Mais ça, c'est bien parce que c'est des trucs...
C'est un exercice encore différent. C'est aussi, on peut le dire très concrètement, c'est une plate copie de D.R. Chawar. Non, non, mais je t'arrive avant. Je ne pense pas. Je pense. Non, le premier mec! Ah ouais? Attends, j'ai sorti... C'est possible, non? Ah non, non, il est arrivé avant. Non, non, non, non. Vous êtes arrivé pas longtemps après.
Le premier qu'on a fait à Media Meeting, je crois que t'avais pas encore d'émission des rechambants.
Ça m'étonne. On vérifiera ça. On vérifiera les statistiques. Les vrais savent. Non mais c'est en tout cas un autre exercice et encore une fois, c'est même pas dans un but typiquement ce genre de truc, les podcasts, c'est même pas dans un but où ça va te ramener du pognon, ça fait pas des milliards de vues. Tu vois, c'est un truc sur lequel t'implantes. Tu mets des petites graines aussi par-ci, par-là. Ça te permet aussi de faire du réseau. de rien, c'est un truc où tu commences à regrouper pas mal de gens, donc c'est toujours intéressant, et puis c'est aussi peut-être un truc sur lequel tu respires, un projet aussi, où c'est une petite bulle d'air en plus,
à côté du Boostee. Et effectivement, après, c'est des choses aussi qu'on crée, parce qu'elles apportent des choses aux autres artistes, et elles m'apportent moi aussi énormément. Comme tu dis, c'est un autre exercice, c'est différent, clairement, je me place presque en animateur, le gars, alors qu'à la base, on me connaît. Tu te débrouilles, mais c'est trop bien. Moi, j'aime beaucoup et ça laisse aussi place à des opportunités. Parfois, on a reçu des propositions, on a reçu des choses intéressantes par rapport à Blue Sky Radio qui était à la base quelque chose où on est tranquille, où c'est vraiment mettre en avant des artistes. Il n'y a pas de pression là-dessus. Tu ne travailles pas un album. C'est un moment cool avec des artistes cools. Mais de rien quand même, quand tu veux faire les choses bien, ça impose de l'argent, du temps. C'est des choses quand même. On a l'impression que ces caméras plate à poser deux cams, c'est bon, let's go, on y va. C'est beaucoup plus compliqué que ça, en réalité. Ils sont plus... Les invités, c'est une réalisation. Ils arrivent à ce tors-ci, les VHR, nanana. C'est pas rien. Quand tu vas voir le truc bien, on en a fait à Chanteoiseau. Ça prend du temps parce qu'il faut organiser le tout.
Ils sont mieux travaillés que les Dérush Hour. Ça, je n'ai pas honte de le dire. C'est vrai. C'est un truc en plus. C'est une caméra avec du monde. Le son est propre. C'est un truc en plus. En plus du fait que tu as ouvert ton studio un petit
studio d'enregistrement, où, pareil, on propose un service un peu pas sur mesure, mais pareil, j'ai une passion pour les artistes en développement. Je ne sais pas pourquoi, enfin, pas pourquoi, si, parce que c'est des artistes en développement qui ont un immense potentiel que personne ne voit encore. Et c'est trop cool pour moi d'être là au début et de parler avec eux, des gens avec eux, de leur donner la possibilité de créer aussi. Donc, je leur mets à disposition des auteurs, des interprètes, des auteurs, des top liners, des beatmakers, des mixeurs, des personnes qui peuvent gérer aussi l'administration, tout ce à quoi ils n'ont pas accès. Et du coup, c'est des rencontres en plus. C'est bien sûr une source de rentrée d'argent parce que c'est aussi une maîtrise que j'ai, une expertise que j'ai, qu'eux veulent et qui nous intéresse. Donc c'est cool. En fait, tout est trop cool. C'est-à-dire que c'est gratifiant dans tous les sens. Et c'est une partie qui est intéressante parce que je suis aussi dans l'ombre et j'aime beaucoup ça. Quand je suis avec Sarah, j'adore parler avec elle de sa musique. On écrit ensemble. Sarah, elle a beaucoup d'inspire, donc c'est trop cool. Et du coup, moi, j'aime énormément être sur le côté. Boostee, c'est ma priorité la plus absolue.
Mais c'est bien parce que ça te permet de respirer, ce genre de choses, en fait.
Et ça demande du temps.
Et ça renforce en plus Boostee. Oui, complètement. Tu vois ce que je veux dire? Souvent, en fait, avoir la tête dans le guidon sur une activité très précise, c'est cool. Il faut y aller, etc. Mais il ne faut pas oublier que des fois, les bonnes idées, les choses qui vont... Des fois, tu as des soucis. Ils vont se débloquer. quand tu fais complètement autre chose aussi. Et là, peut-être le fait de travailler avec un autre artiste, il faut que tu es... Ah, mais attends, mais... Le fait de faire d'autres choses aussi, mais qui restent dans l'univers, ça te permet de... À 100%.
En tout cas, c'est que du plus. C'est une certitude. Et donc voilà, c'est beaucoup de projets, beaucoup de problématiques aussi, beaucoup de victoires. Donc en vrai, ça me stimule incroyable mian. Incroyable mian. Et du coup, c'est une autre aventure, c'est un autre style d'aventure, c'est un autre style de boostie aussi, et en fait ce qui est trop cool c'est que les gens qui me suivent depuis le début, ils voient l'évolution ils voient toutes les formes de boostie, ils voient ce que je veux dire c'est génial, parce que moi mine de rien du coup j'ai littéralement grandi avec certains fans avec certaines personnes qui me suivent, avec certains supporters, et du coup on peut facilement faire des bilans de tu te rappelles à cette époque-là tu te rappelles ça, c'est ce que j'adore, et c'est merveilleux, rares sont des personnes qui peuvent faire ce genre de constat évoluer comme ils l'entendent à la vitesse qu'ils veulent
je suis hyper reconnaissant est-ce que toi dans le futur tu vois et ce qui est d'ailleurs peut-être un peu le cas là justement avec les artistes avec qui tu travailles mais est-ce que tu est-ce que vous auriez pour vocation de prendre des gens un peu comme une major justement chez Blue Sky production tu vois de vraiment s'occuper de A à Z d'un artiste
c'est tout à fait le but c'est ce qui se passe avec Solo un peu mais il n'y en a pas encore cette prétention pour des artistes extérieurs Solo c'est ma soeur donc je le connais par coeur je sais où elle veut aller comment elle veut y aller donc on y va ensemble et on se fait les dents dessus c'est à dire que on tente des choses, on essaye ça nous permet de nous structurer aussi de discuter avec elle quand on fait les points etc donc c'est trop cool, c'est parfait surtout que je trouve sincèrement que Solo c'est une artiste formidable mais vraiment, c'est à dire que c'est pas parce que c'est ma soeur c'est que moi j'écoute vraiment ses sons à Sarah tu vois à Solo, j'écoute vraiment ses sons il y a un potentiel qui est abusé et même les gens avec qui elle bosse maintenant je pense à Bovary, je pense à Marina qui est une toplineuse, Ivy qui est une toplineuse aussi PL qui est un beatmaker qui bosse avec Solo ils sont tous convaincus aussi du truc c'est que Sarah elle a vraiment un truc qui est très stylé qui peut aller loin donc du coup moi c'est même pas un effort de bosser sur son projet c'est même une bénédiction de pouvoir travailler me faire aller dans en tant que label sur une artiste aussi talentueuse j'ai même l'impression parfois de bloquer un peu le truc mais parce que je sens qu'on peut aller plus loin et que c'est juste
une question de temps le fait que ça soit la famille aussi elle est comme ça bien entourée ça vous permet de tenter des trucs que vous tenteriez pas forcément avec d'autres personnes
et du coup boum tout le monde avance exactement ça, elle nous fait confiance à 100% on lui fait confiance aussi donc non, Sarah c'est la deuxième grosse priorité pour moi parce que moi c'est Boostee bien sûr, c'est mon projet il y a Sarah qui est la priorité aussi du label mais effectivement la finalité c'est de signer des artistes, signer des beatmakers en édition signer des gens qui peuvent faire partie de la Blue Sky Family former une sorte de grande famille et de pouvoir proposer des nouvelles formes de contrat, proposer des nouvelles formes de sortie, être original. Donc là, ça fait que deux ans, tranquille, on continue à, nous, à se structurer, à être ultra carré, et ensuite à dire, ok, là on a assez d'oseilles, on peut faire feu sur l'artiste auquel on croit, en signer deux, trois, et puis y aller. C'est un marathon, de toute façon. Complètement, ça s'arrête jamais.
Donc là, le fait d'être en Indé, tu le regrettes pas.
Mais pas une seule seconde. Pas une seule seconde. Et j'allais même te dire, mais c'est pas vrai. J'enlève pas d'avoir fait avant parce que c'est pas vrai. Ce que j'ai fait en label m'a permis d'être...
Oui, bien sûr.
Parce que je suis maintenant en Indé.
Ouais, bien sûr. Non, non, je dis pas genre tu renies ton époque label, ou est-ce que c'est nul, etc. Bien sûr que ça a été important, mais genre là, à l'heure actuelle, tu vois, à l'instant T, là t'es bien en Indé.
Oui, et je retournerai même pas en label. Alors à moins qu'il y ait... Faut jamais dire jamais. Voilà. Parce qu'il y a plein de formes de contrats, il y a plein de, tu vois, quand j'ai signé en Indé, on a quand même fait un deal avec Believe qu'on a toujours d'ailleurs, qui est un label distribution, avec on en distribution donc on travaille encore avec des avec des labels, tu vois je suis pas du tout anti-label, bien au contraire ça dépend des rencontres, des personnes ça dépend de tellement de paramètres c'est juste la forme avec laquelle tu bosses avec eux, c'est-à-dire qu'il y a plein de formes possibles, il y en a pour moi qui sont inacceptables et d'autres qui sont très stylées je t'avoue que moi j'ai eu des expériences aussi
mais du coup dans la vidéo à travailler avec des labels et je préfère clairement me bosser avec des indés parce que ça va plus vite parce que c'est beaucoup plus cool parce que des fois t'as des mecs qui sont en label mais ils ont juste l'étiquette label sur la casquette et les compétences elles sont pas tellement là et du coup c'est assez dur et tout doit aller très vite tout doit être moins cher il y a un truc qui est assez particulier et je t'avoue que le gros des clips que j'ai fait, je dois en avoir fait une soixantaine c'est quand même ça a été à 95% je dirais avec des indés et il y a ce côté qui est vachement plus plaisant parce que les mecs maîtrisent leurs trucs de A à Z aussi on peut vraiment parler de plein de choses
il y a une proximité que t'as pas besoin
que la belle tu considères pas plus que ça c'est assez compliqué donc mais en tout cas c'est vrai que c'est intéressant et assez comme tu le disais au début c'est assez sombre enfin en fait c'est assez obscur tout ces trucs tout ce système
de fonctionnement de la musique très compliqué mais complètement t'en apprends tous les jours et même des gens dans l'industrie depuis 20 ans, ils peuvent encore apprendre des bails. Les droits, labels,
toutes les subventions aussi, il y a des choses auxquelles vous pouvez avoir droit, il faut les connaître, il faut savoir monter des dossiers aussi.
C'est une expertise, c'est un travail de fou. C'est un travail de fou. Et je peux comprendre certaines personnes qui, même des artistes qui ne sont pas structurés, disent mais je ne sais même pas par où commencer. Je sais qu'il y a tout ça à faire, mais je ne sais pas par où commencer. Et en fait, ça commence, mec. Fais. Surtout qu'aujourd'hui, j'ai l'impression que les labels,
tu vois, par rapport à... Par rapport à vraiment avant où les gens se déplaçaient pour essayer de voir tel artiste et de dire tiens, on va prendre le pari sur lui, mais sur trois albums, trois ou quatre albums. Le premier, il se pète un peu la gueule, mais c'est pas grave, on continue sur le deuxième, le troisième, on marche bien. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, en fait, en tant qu'artiste, avant même d'être signé, il faut presque avoir buzzé, avoir déjà une fanbase, avoir déjà des clips, avoir déjà une bonne visibilité réseaux, tu vois, en fait, presque avoir déjà tout fait pour commencer à intéresser les labels, en fait. Ouais, avant c'était ça, maintenant c'est un peu
différent, c'est... Tu vois plus vite aussi, peut-être. Ouais, la génération TikTok, année 2000, moi je te le dis clairement, il y a un directeur de label qui me l'a dit mot pour moi, il m'a dit nous on passe nos journées sur TikTok à attendre de voir le son qui va buzzer pour proposer un contrat sur presque un single, presque. Encore une fois, un label c'est une entreprise qui a des chiffres, qui a de l'argent, qui a des comptables, et il faut faire de l'argent. C'est la priorité d'un label. Un label, à la base, c'est monté parce que dans la musique, il y a de l'argent à se faire. Il y a peut-être vachement plus de monde qu'avant aussi. Je pense, dans la musique, il y a vachement plus de monde qu'avant. Ils vont là où vont les gens. Les gens vont son TikTok. Et qu'est-ce qu'il fait sur TikTok? C'est là où les tubes commencent maintenant. C'est quand il y a une chanson qui prend, parce qu'elle est réutilisée par une personne. C'est là-bas que les labels doivent être. Quand ils voient que la musique marche un peu bien, ils envoient une proposition de contrat. Et puis ça s'arrête là. Qu'est-ce que tu
vaut mieux s'il y a un truc qui fonctionne directement. Mais je pense que de toute façon, la musique est un peu à l'image de l'image, justement aujourd'hui, où on a une grosse consommation très rapide, tu vois, de bam, bam, bam, on écoute, vas-y, on passe à autre chose, on passe à autre chose. Il y a tellement une offre qui est riche aussi. C'est assez fou, assez dingue. On a décidé de s'émanciper un peu de ça, tu vois.
Mais à une autre manière, et encore une fois, c'est qu'une question de choix,
c'est que des choix que tu dois faire et assumer. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise situation.
Mais non, mais c'est vraiment vrai. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise situation. Si tu as choisi d'aller en label, vas-y, assume. Si tu veux juste aller en label, en indé, vas-y, assume. Et c'est pour ça que moi, je te disais, maintenant, en ce moment-là, ça me prend beaucoup de temps, mais c'est très cool et c'est hyper intéressant. On se met au service des artistes en développement. Pour les aider à se structurer, à comprendre comment ça marche, comment ne pas se faire ken, ça c'est quoi, grâce au moins, au peu d'expérience que j'ai, ça me permet aussi de dire, de passer la balle, en disant perds pas ton temps fais pas ça perds pas ton time fais pas ça gagne du temps va ici amène ton expérience ouais le peu que j'ai en tout cas c'est le donné
mais bien sûr
mais en même temps
des fois je suis désolé t'as 5 ans 6 ans ou plus d'expérience ça a une vraie valeur ajoutée c'est toujours plus que le mec ben oui parce que toi des fois en fait quand tu débutes dans n'importe quel domaine le petit type c'est tout qui te fait gagner 2 mois qui t'évite une galère ce que t'as dit pour pas se faire ken tu vois on va pas se mentir le milieu de la musique et tout c'est quand même un milieu de requin aussi tu vois à plein de niveaux
et à tous les levels et tout
je suis d'habitude de dire
que moi je trouve que le milieu de la musique il n'est pas le pire vraiment pas c'est pas le pire mais je veux dire quand même tu vois j'imagine le milieu de la mode je ne me imagine pas le délire le milieu de l'automobile je ne veux même pas en parler c'est un peu tous les milieux
c'est pour ça que
toute expérience est bonne
à apprendre quand tu commences et d'avoir aussi d'être entouré et je pense que ça mais c'est applicable dans n'importe quel domaine de la vie
entour la musique c'est un milieu de requin parce qu'en fait dans la musique c'est beaucoup de relations humaines c'est à dire que dans la musique t'as un artiste et un manager et donc la musique est connue pour avoir plein d'histoires de managers qui rien n'a que des artistes donc des millions d'euros des artistes sur la paille etc donc t'as ce truc qui est très connu de la musique où c'est un milieu de requin parce que c'est des relations humaines qui sont très concrètes où c'est un producteur avec son artiste et tout comme ça donc t'as plein d'histoires alors qu'en réalité et parce que d'un côté les règles dans la musique dans les répartitions d'argent c'est très flou tu peux facilement tricher, tu peux facilement magouiller c'est hyper flou, tu vois alors que dans d'autres domaines, c'est très clair t'as ton salaire, t'as ton truc, lui c'est ton associé il prend temps, il prend temps, fin du bal la méthode c'est plus compliqué, donc forcément t'as ce truc de monde de requin, tu vois
parce que c'est des relations humaines qui sont compliquées à gérer d'autant plus de confiance quoi, et comme dans tous les domaines savoir bien s'entourer
et c'est vrai que t'as des histoires parfois
assez folles et bah écoute Mehdi ça m'a fait très plaisir
est-ce que t'as quelque chose à ajouter?
non j'ai passé un excellent moment ça me fait trop plaisir
c'était une très bonne discussion, tu as baillé 6 fois pendant la vidéo on pourrait raconter tu regarderas je crois que c'était 3 en tout cas t'as baillé ça c'est sûr je prends ça comme un compliment
c'est-à-dire que t'étais détendu je suis complètement détendu je suis ouvert tu t'endormais quoi? pas du tout j'étais dans mais merci de m'avoir invité merci pour ton temps j'aurai c'était trop bien écoute merci à toi n'hésitez pas encore une fois à rejoindre ces réseaux t'as un petit Instagram quand même tu postes des trucs de temps en temps voilà un petit peu sur Instagram teaser oui Boostee Boostee Boostee Boostee partout Boostee official Boostee official YouTube aussi avec tous les clips ouais faut aller faire des petites des petites vues on arrive à 60 millions de vues là sur la chaîne au total 60 millions de vues c'est propre c'est de la France c'est propre ça fait quasi 60 millions d'euros en gros je crois je crois que c'est à peu près sur YouTube c'est pas imposable c'est un euro par vue et non imposable c'est ça parce que je crois que l'état se dit complètement il m'a gracié je sais pas pourquoi il m'a dit absolument pas tout est fou les mecs se disent putain ça sent bien connectez-vous sur Dérush Hour likez et commentez ça fait toujours plaisir en vrai et puis j'étais très content voilà on se retrouve pour un prochain épisode avec un prochain invité. Et puis, on se dit à la prochaine. Allez, ciao! Double ciao! Sous-titrage ST' 501